L’aviron, une longue histoire… avec beaucoup de pointillés…
Bonjour, je m’appelle Jean-Louis, j’ai 58 ans et je rame depuis … Ah, bonne question ? Depuis quand exactement ? Ça dépend de ce que l’on considère…
Si on est factuel, la première fois que j’ai pris une pelle d’aviron en main, c’était au lycée, sur un tank à ramer de la Société Nautique d’Avignon, face au Palais des Papes et dos au Mont Ventoux. Site magnifique, qui m’a donné envie d’en faire… mais je n’ai pas poursuivi : vous savez, ces personnes qui viennent découvrir, qui se disent que c’est LE sport qu’elles voulaient faire, mais ne franchissent pas le pas, et bien c’était tout moi !
Le vrai déclic, c’est pendant mes études. En classe préparatoire, un copain avironneur m’en parle, encore et encore, et me partage son projet : une fois les concours réussis, il intégrera l’équipe d’aviron de son école et ira aux championnats de France universitaires. En 8 de pointe, comme les bateaux d’Oxford et Cambridge. Et là, déclic, je me dis que je vais faire pareil, car j’ai compris qu’on peut commencer ce sport à 19 ans et se prendre à rêver de championnats de France…
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C’est donc une fois en école de commerce que je suis monté sur un bateau d’aviron. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la réalité est loin de l’image glamour de Henley ou des universités américaines. Le plan d’eau, c’est la base nautique de Choisy-le-Roi, coincée entre un maelstrom de voies rapides et survolée par le trafic d’Orly. Bruits, odeurs et taches d’huile sont au rendez-vous ! Mon premier bateau : une yolette métallique pour 8 rameurs, insubmersible malgré son poids horrible pour la mettre à l’eau et la ranger. Un vrai porte-conteneurs ! Les kayaks et les voiliers nous disputent le bassin, les pêcheurs ronchonnent et la météo est souvent maussade – car, oui, on continue de ramer quand il pleut, et il pleut souvent en région parisienne dans les années 80 ! Malgré ces conditions, c’est la confirmation : j’adore l’aviron (la réciproque est-elle vraie ? 😊) ! Pendant 3 ans, je vais passer une bonne partie de mes années d’études à ramer – entraînements 2x par semaine en hiver, stages à chaque vacance et à partir de mi-avril, entraînement quotidien et souvent des compétitions le weekend. Cela m’amènera à faire des régates sur le grand canal de Versailles, sur celui de Fontainebleau, à Nantes (les sprints des Régataïades en centre-ville) et sur la Cam River à Cambridge. Le rêve a été vécu jusqu’au bout, avec 3 participations aux championnats de France universitaires, toujours en 8 de pointe, et une 4e place la dernière année comme meilleur résultat. |
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Et après ? Et bien une nouvelle grande phase d’hésitation. J’ai ramé de temps en temps au Cercle Nautique de France et j’ai fini par arrêter. Longtemps ! Et, comme dirait notre coach Romain, sans excuse : si professionnellement je me suis beaucoup déplacé, j’ai toujours vécu dans une ville avec au moins un club d’aviron (sauf à Malte) : Vincennes, Le Perreux-sur-Marne, Varsovie, Zurich, Francfort, Londres et même Chennai, en Inde, où le boat club avait conservé le charme de l’architecture coloniale.
Retour à l’aviron après cette longue traversée quand j’arrive à Maisons-Laffitte en 2019… Mais vite interrompu par le Covid et surtout par un nouveau départ à l’étranger (Düsseldorf – pas moins de 4 clubs d’aviron !). Et, enfin, reprise de l’aviron depuis 2024, dans notre cadre absolument unique et, surtout, avec un club où je me suis tout de suite senti accueilli avec chaleur et bienveillance.
Avec un petit détail, tout de même : je n’avais jamais ramé en couple ! Donc réapprentissage de l’aviron (il y a heureusement beaucoup de choses communes) la première année – et je ne le regrette pas une seconde !
Je m’occupe maintenant dans le club de l’accueil des nouveaux adhérents, de la relation avec les familles des jeunes et je suis aussi devenu initiateur.
Ma plus grande victoire liée à l’aviron : avoir fait découvrir l’aviron l’année dernière à ma fille Marie. Oui, oui, cette Marie là…







