Rien dans mon enfance ne me destinait véritablement à l’aviron. J’ai passé la majeure partie de celle-ci à pratiquer le rugby, notamment en Asie, dans un pays où l’aviron commence petit à petit à se développer, mais reste toujours très peu connu. Un jour cependant, j’ai vu mon père revenir de sa première séance au CERAMM avec un immense sourire. Peu après, ma sœur s’est elle aussi lancée dans ce sport et y a trouvé des amis qu’elle a encore aujourd’hui. Cela m’a naturellement donné envie d’essayer à mon tour.
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J’ai commencé l’aviron à l’âge de 11 ans, principalement au CERAMM. Dès mes premières semaines, ce qui m’a le plus marqué a été l’esprit de compétition. Je voulais déjà battre les nouveaux qui arrivaient et montrer que j’étais le meilleur d’entre eux. Avec le temps, j’ai compris que cette envie de se dépasser était au cœur de l’aviron : toujours repousser ses limites, progresser et chercher à s’améliorer. |
| Au fil des années, je me suis rapproché de plusieurs de mes entraîneurs, qui m’ont chacun transmis une perspective différente sur ce sport. Je leur en suis très reconnaissant. Ils m’ont notamment appris l’importance de savoir désapprendre pour apprendre, d’accepter les conseils et de rester ouvert à l’amélioration. En aviron, on ne cherche pas nécessairement la perfection, mais plutôt à s’en rapprocher constamment. | ![]() |
Cette philosophie m’accompagne encore aujourd’hui. L’aviron m’a conduit jusqu’à l’équipe universitaire de McGill, où j’ai intégré le programme Varsity et me suis classé en tête du classement du club. Je vis aujourd’hui une véritable vie d’étudiant-athlète et je suis extrêmement enthousiaste pour la suite de la saison.
Mais au-delà de la compétition, ce sport m’a surtout énormément apporté humainement. Il m’a permis de rencontrer des connaissances et des amis avec qui, encore aujourd’hui, je partage d’excellents moments, tout en m’apprenant la rigueur, l’organisation et la persévérance. L’aviron est un sport exigeant, techniquement, physiquement et mentalement. Il ne nous apprend pas à éviter les difficultés, mais à les observer, à les comprendre et à continuer à avancer malgré elles. C’est cette volonté de toujours aller un peu plus loin qui, après toutes ces années, me donne encore envie de ramer et de voir jusqu’où ce sport peut m’emmener.
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