Vous trouverez ci-dessous les éléments partagés par Romain lors de la réunion de rentrée avec les parents des jeunes rameurs le 19 septembre 2026
Comment je souhaite travailler avec vos enfants cette année :
Mon objectif est évidemment de les faire progresser en aviron, mais pas uniquement.
Je veux qu’ils apprennent à devenir plus autonomes, à s’engager dans un projet collectif, à respecter leurs partenaires, à faire des efforts, à accepter parfois la difficulté et, surtout, à prendre du plaisir à progresser ensemble.
L’aviron est un sport assez particulier : on peut être très bon individuellement, mais un bateau n’avance réellement que lorsque tout le monde travaille dans la même direction.
C’est exactement l’état d’esprit que j’aimerais installer cette saison.
Je veux également être très clair sur un point : tous les enfants n’ont pas forcément les mêmes envies, les mêmes disponibilités ou les mêmes objectifs. Et c’est parfaitement normal.
C’est justement pour cette raison que je souhaite organiser le groupe autour de deux projets différents : un groupe compétition et un groupe loisir.
Il n’y aura pas un bon groupe et un mauvais groupe. Il y aura simplement deux niveaux d’engagement différents.
Le groupe compétition
Le premier sera le groupe compétition.
Il s’adresse aux jeunes qui souhaitent réellement s’investir dans une démarche sportive, progresser régulièrement et participer aux compétitions.
Entrer dans ce groupe implique donc un engagement.
Les entraînements prévus dans la semaine devront être suivis avec régularité. Je ne demande évidemment pas qu’un enfant malade vienne s’entraîner, et je sais parfaitement qu’il peut y avoir exceptionnellement des contraintes scolaires ou familiales.
J11-J12 : mercredi et samedi obligatoires, 1 soir si possible
J13- J14 : mercredi et samedi + 1 soir par semaine obligatoires + dimanche en option
J15 à J18 : mercredi et samedi + 2 soirs par semaine + dimanche obligatoires
En revanche, ce que je ne souhaite pas, c’est que les entraînements deviennent optionnels en fonction de l’envie du jour.
Pourquoi ?
Parce qu’en aviron, une absence ne concerne pas uniquement l’enfant absent. Elle peut empêcher trois, quatre ou huit autres jeunes de faire le bateau prévu à l’entraînement.
Il y a donc une responsabilité individuelle vis-à-vis du collectif.
Pour ce groupe compétition, les stages organisés au club feront également partie du projet sportif et seront donc obligatoires. Ces stages seront pris en charge par le club, sauf le stage résidentiel du 5 au 9 avril (pour 5 jours, le coût est de 500 euros, et le club a besoin de votre inscription le 25 septembre au plus tard pour réserver le site , qui est très prisé) - toutes les infos sont sur le site du Ceramm).
C’est un investissement important du club envers les jeunes qui choisissent ce projet, et en contrepartie nous leur demanderons de s’y engager réellement.
Nous participerons également à différentes compétitions au cours de la saison.
Pour les compétitions organisées en dehors de l’Île-de-France, nécessitant un hébergement, une participation financière sera demandée aux familles. Lorsque ce sera le cas, vous serez évidemment informés suffisamment tôt.
Le groupe loisir
Je tiens vraiment à ce que le mot "loisir" ne soit pas perçu négativement.
Un enfant peut aimer l’aviron, vouloir progresser et prendre beaucoup de plaisir sans souhaiter organiser son année autour de la compétition.
Dans ce groupe, nous conserverons évidemment une vraie exigence dans les séances : quand un jeune vient s’entraîner, il est là pour pratiquer, apprendre et progresser.
En revanche, il n’y aura pas d’obligation de présence hebdomadaire comparable au groupe compétition.
Les stages pourront être proposés aux jeunes du groupe loisir, mais leur participation sera facultative et payante.
Nous proposerons également certaines compétitions qui pourront être fortement recommandées parce qu’elles représentent une expérience intéressante et qu’elles permettent parfois de donner du sens aux entraînements.
Mais nous resterons dans une logique différente de celle du groupe compétition.
Pourquoi faire cette distinction ?
Parce que je préfère avoir des règles très claires dès le début.
Ce qui peut créer des tensions dans un groupe sportif, ce n’est pas l’exigence. C’est généralement le manque de clarté.
Je ne veux pas demander la même chose à un enfant qui vient pratiquer l’aviron pour son plaisir qu’à un enfant qui souhaite faire de la compétition.
Et inversement, je ne peux pas construire un projet de compétition avec des jeunes qui viennent uniquement lorsqu’ils en ont envie.
Les deux choix sont parfaitement respectables.
Ce que je demande simplement, c’est de choisir le projet qui correspond réellement à l’enfant.
Le bien-être des enfants
Je sais également qu’en tant que parents, vous serez attentifs au bien-être de vos enfants, et vous avez raison.
L’exigence sportive ne signifie pas mettre les enfants sous pression en permanence.
Je veux qu’ils soient heureux de venir au club.
Je veux qu’ils aient envie de retrouver leurs copains, qu’ils soient fiers de progresser et qu’ils construisent de bons souvenirs ici.
Mais je pense aussi que le sport peut leur apprendre quelque chose de précieux : on peut parfois être fatigué, ne pas avoir très envie de venir à l’entraînement, rencontrer une difficulté… et découvrir malgré tout que l’on est capable de la dépasser.
Mon rôle sera donc de trouver cet équilibre entre plaisir et exigence.
Je serai toujours disponible pour écouter un jeune qui rencontre une difficulté réelle.
En revanche, je serai également là pour leur rappeler les engagements qu’ils ont pris.
La relation avec les parents
De votre côté, j’aimerais que nous fonctionnions avec beaucoup de communication.
S’il y a un problème important, scolaire, familial, physique ou simplement une période compliquée pour votre enfant, venez m’en parler.
Je préfère largement qu’on échange directement plutôt que de laisser une incompréhension s’installer.
En revanche, sur les choix sportifs, la composition des bateaux, les séances ou les décisions prises pendant les entraînements, j’aurai besoin que vous me laissiez exercer mon rôle d’entraîneur.
Je prendrai évidemment le temps d’expliquer mes choix lorsque cela sera nécessaire, mais les décisions sportives resteront de ma responsabilité.
Je pense que cette confiance entre les jeunes, les parents et l’entraîneur est indispensable pour que le projet fonctionne.
Ce que je veux construire cette année
À la fin de la saison, évidemment, j’aimerais avoir obtenu de bons résultats.
Mais ce n’est pas la seule chose qui m’intéresse.
Si à la fin de l’année nous avons des jeunes qui sont devenus plus autonomes, plus solidaires, capables de faire des efforts les uns pour les autres, fiers de leur progression et heureux d’appartenir au CERAMM, alors nous aurons déjà réussi quelque chose d’important.
Le projet peut finalement se résumer assez simplement :
L’engagement individuel crée la réussite collective.
Chaque jeune apporte quelque chose au groupe.
Et quel que soit le projet choisi — compétition ou loisir — je leur demanderai simplement une chose : lorsqu’ils sont présents, qu’ils s’engagent pleinement.
Merci à tous.






